C’est pas ouvert quand je suis libre !

C’est pas ouvert quand je suis libre !

Dans mon village, dit cette assistante sociale, la bibliothèque ouvre deux fois deux heures en pleine journée. Que les bénévoles ne se plaignent pas de ne voir que des vieux. Il n’y a pas de créneau pour les actifs comme moi.

Après une journée de formation dans une ville, je décide d’aller visiter la bibliothèque municipale. Pas possible, me dit-on. Elle ferme à 17 h.  J’irai demain avant de reprendre la route.  Non, ça sera pareil. Vérification faite, l’établissement ferme effectivement tous les soirs à 17 h. Et si je voulais passer le samedi, il ne faudrait pas louper le créneau de 10h à 11h30. Pour qui sont donc taillés les horaires ?  

Focus

Faire en sorte que les différents publics potentiels disposent d’un créneau d’ouverture qui leur corresponde.

Scénario alternatif

La bibliothèque est sur la place du marché. Les gens qui y viennent le jeudi peuvent faire le plein de livres ce matin-là. Ceux qui habitent dans le canton ne s’en privent d’ailleurs pas. Leur déplacement au chef-lieu est amorti.

Dans une commune du Nord, l’expérience d’ouverture le dimanche, jour du marché jouxtant la médiathèque, a été une telle réussite que personne ne reviendrait en arrière, avec 50 % des prêts hebdomadaires réalisés en trois heures.

Dans cette ville nouvelle du bassin parisien, les étudiants sont nombreux à venir travailler à la médiathèque. Par un astucieux système de cloisons mobiles à l’intérieur et de sortie par un escalier extérieur, le 2e étage devient chaque soir, à l’heure de la fermeture de l’établissement, un espace indépendant où on peut travailler jusque 21h. 

Action 

  • Faire un bilan de la fréquentation selon les jours et les tranches horaires.
  • Remettre en question l’ouverture à certaines plages horaires.
  • Examiner la démographie et la sociologie de la commune et des communes environnantes : ville dortoir ? Ville étudiante ? Commune de retraités ? Quartier de jeunes ménages ?   
  • Etablir des créneaux d’ouverture incitatifs pas seulement pour les habitués mais aussi pour les nouveaux publics que l’on pourrait gagner avec un horaire adapté ou qui viendront si on sait se rendre indispensable et les accueillir.

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