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Pas de soucis, la médiathèque est facile à repérer.

Au téléphone, le bibliothécaire avec qui j’ai rendez-vous me dit : « vous n’aurez aucun mal à nous trouver en sortant du RER ». Je débarque en confiance dans cette ville nouvelle.
Dans la rue indiquée, un bâtiment aux vitres foncées que je longe dans un sens puis dans l’autre. Un vrai blockhaus opaque, ça ne peut pas être une médiathèque, me dis-je. Je vais, je viens, je cherche. Je repère enfin à l’angle, à hauteur de mes genoux, et en petits caractères le nom de la médiathèque et celui de l’architecte. J’y suis.
Mais où est donc l’entrée ?  Je reviens sur mes pas. En retrait de la rue, un passage étroit, peu avenant. Je m’y engage, agacée par ce jeu de piste. Une porte coulissante s’ouvre. Face à moi, un vigile. Suis-je vraiment au bon endroit ?  Pas un livre …

Dans une autre banlieue, je vais animer une formation de bibliothécaires. Je suis à l’adresse communiquée par l’équipe : une jolie place fermée par des arcades avec une boulangerie, une pharmacie, un restaurant asiatique, une salle de sports qui ont des enseignes claires et de bonne taille. Aucune indication pour la médiathèque qui, comme je vais le découvrir, ne donne pas directement sur l’esplanade.
C’est dans un angle de la place que je la trouve enfin, cachée dans un coin sombre avec comme seule indication un panonceau « bibliothèque » d’une lisibilité relative car écrit à la verticale.

Focus

Faire en sorte que le bâtiment soit immédiatement repérable dans l’espace et identifiable d’un simple coup d’œil comme étant une médiathèque.  

Scénarios alternatifs  

Pour l’établissement donnant sur une rue passante, dessinez sur les vitres ou sur les murs comme sur celui de la Bibliothèque de La Meinau à Strasbourg, une file de silhouettes de tailles différentes, lisant ou écoutant de la musique, se dirigeant vers la porte d’entrée de la médiathèque.

Pour la bibliothèque cachée au fond de la place, imaginez par exemple un marquage au sol avec des empreintes de livres et de revues, plus un drapeau ou un panneau de bonne taille sur la place. 

A l’occasion de son anniversaire, la médiathèque Elsa Triolet, au cœur d’une zone piétonne à Bobigny, a installé à mi-hauteur du bâtiment vitré des photos grand format de lecteurs tenant sur leur cœur une lecture prisée. Cette customisation m’a attirée de loin. En approchant, je voyais, là, devant moi, une galerie de portraits de personnes très diverses – à l’image du quartier multiculturel. J’étais arrivée devant la médiathèque et très heureuse d’y être ! L’effet est plus qu’attractif. Ces visuels désacralisent le lieu. On comprend que c’est un espace avec des ressources variées à portée de toutes les mains.

Action

Bibliothécaires, mettez-vous dans la peau d’un visiteur qui vient pour la première fois. Essayez d’évaluer le temps qu’il lui faut pour repérer le bâtiment dans la zone d’approche et comprendre que c’est une bibliothèque.

Demandez-vous si le bâtiment est identifiable du premier coup d’œil et sinon, cherchez comment y remédier par une ou plusieurs enseignes bien visibles ou un habillage symbolique et avenant de la façade.

Mots-clés : signalisation – identification

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